Photo La voix du Nord
Cage 27 du bloc B qui craquelle de l’hors d’âge,
T’as vue sur l’bidonville, où, pas d’ barreaux aux cages,
La misère est étal et la pensée, amère,
Flotte et ruisselle des larmes qui arrosent la misère,
Seule fleur qui résiste.
Croisées depuis longtemps porte ouverte aux ventées,
D’une vie qui se noie des joies jamais croisées,
Murs au plâtre suintant de cafards aux allures
De fantômes ignobles et d’adipeux lémurs,
A l’odeur qui persiste.
Visage au teint blafard et rides des milles rages
Qui rendent l’œil exsangue croquant les laids visages,
Bouches tordues à mort, que le sourire ne touche,
Qu’en rictus emmêlés laissant dégout en bouche.
Cri qui perce le ciel et le bonheur décrie,
Tandis que le demain s’évanouit en le cri
Qui résiste et persiste,
Et persiste et résiste,
Et résiste et persiste,
Jusque brouiller les pistes
Vers l’abysse du glauque.
liedich le vingt hutième d'octobre 2009 ev



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