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Mes mots à moi...

Le rêve n'existe pas,
I
l n'est qu'un pas vers la réalité.
La réalité n'existe pas,
Elle n'est qu'un pas vers demain.
Et demain ne vaut que par aujourd'hui.

Carpe diem.

 

  Rêver, c'est... devenir conscient de son inconscient,
vivre avec lui quelque instant puis l'oublier inconsciemment.


Cadeau du coeur que du bonheur


Ben c'est Mon TAB qui m'la donné,
Ce petit nuage d'amitié,
Faut vous servir si çà va pas,
Nous Tous, on n'est là que pour çà.

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L'histoire de liedich

Mercredi 28 octobre 2009


Photo La voix du Nord



Cage 27 du bloc B qui craquelle de l’hors d’âge,

T’as vue sur l’bidonville, où, pas d’ barreaux aux  cages,

La misère est étal et la pensée, amère,

Flotte et ruisselle des larmes qui arrosent la misère,

Seule fleur qui résiste.

 

Croisées depuis longtemps porte ouverte aux ventées,

D’une vie qui se noie des joies jamais croisées,

Murs au plâtre suintant de cafards aux allures

De fantômes ignobles et d’adipeux lémurs,

A l’odeur qui persiste.

 

Visage au teint blafard et rides des milles rages

Qui rendent l’œil exsangue croquant les laids visages,

 

Bouches tordues à mort, que le sourire ne touche,

Qu’en rictus emmêlés laissant dégout en bouche.

 

Cri qui perce le ciel et le bonheur décrie,

Tandis que le demain s’évanouit en le cri

 

Qui résiste et persiste,

Et persiste et résiste,

Et résiste et persiste,

Jusque brouiller les pistes

Vers l’abysse du glauque.




liedich le vingt hutième d'octobre 2009 ev

Par liedich
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Lundi 19 octobre 2009



"Chaque heure blesse, la dernière  tue..."



Je n’avais que mes mots, mes sourires, mes caresses,

Je ne croyais qu’en Toi, tu étais toutes mes messes,

Et le crédo au cœur, je vivais de ce rêve,

Qui sans cesse s’échouait en vague sur ma grève.

 

Je croyais au partage grand comme l’horizon,

Et chaque de tes verbes m’était une oraison ;

Quand nos corps communiaient, je vivais une Pâques,

 Et mes sens se fondaient en nuées élégiaques.

 

Ma bouche n’était que rose pour t’offrir la fragrance,

Ma vie n’avait de but que baigner d’espérance

Ton devenir de femme en épanouir de vivre.

 

Mes jours étaient les pages de l’amour en ton livre.

Pourquoi ma vie partit à l’aurore de ce Nous,

Pourquoi dus-je mourir à l’aube de mes ciels fous ?

 

Je ne fus que prélude, à Toi, qui ne fut Nous.

 


 
Le seizième d’avril 2009 ev



Par liedich
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Mercredi 30 septembre 2009






Papa, mon P’tit Papa, je sais que t’aimes les bêtes,

Mais là, dans l’caniveau, t’as pas l’air à la fête ;

Tu peux les imiter et tirer grand ta langue,

Tu sais, tous les voisins, ils rigolent et t’haranguent.

 

Papa, mon P’tit Papa, t’as la ch’mise grenadine,

Çà doit être le bistrot qu’a cassé une chopine ;

J’peux pas app’ler Maman, elle est à l’hôpital,

Et moi pour te r’lever, j’peux pas, c’est trop duraille.

 

Papa, mon P’tit Papa, pourquoi maint’nant tu pleures,

Tu éructes, tu bafouilles,  tu dis des mots d’malheur.

Et les autres qui ricanent, ils feraient mieux d’venir !

Allez, attrape ma main, j’sais qu’on va s’en sortir.

 

Papa, si tu voyais comme t’as les yeux immenses,

Seigneur, donnes moi la force… oui, à quatre pattes, avance,

On’y est presque, ti papa, r’garde, j ‘ai poussé la porte,

Un effort et je ferme, pour s’couper d’la cohorte.

 

Papa, mon P’tit Papa, tant pis, reste sur l’tapis,

J’vais laver ton visage, t’enl’ver ce goût d’vomis,

On n’a pas d’couverture,  tu sais, c’est la panade,

Mais j’vais m’coucher sur Toi, la chaudière est en rade.

 

Papa, mon P’tit Papa, faut qu’t’arrêtes le jaja,

J’ai beau avoir qu’huit ans, je s’rai pas toujours là.

Pi la Mère, elle fatigue, nous les mômes, on cafarde,

J’voudrais pas qu’on te laisse, s’il te plait, prend y garde.

 

La gifle tomba, il hoqueta.

De ma lèvre, une perle coula.

C’était le sang de mon papa.

Ben voui, çà, on m’l’enlèv’ra pas.

 


liedich

 

Le vingt cinquième de juillet 2009 ev

Par liedich
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