Il arrive que le temps ne se compte pas en jours mais en souffrance...
Mieux alors est de pleurer aux étoiles.
Oh Marquise, votre peau m’est une soierie divine,
Où je cueille le rêve et mon envie mutine,
D’y déposer la fleur d’un sentiment d’amour,
Dont l’égal, non jamais, ne sera votre atour.
Je m’évertue, Madame, et par delà mon rang,
Invite tous les dieux qui méritent votre sang,
Et miséreuse obole de ma vie ouverture,
Espère au prochain soir votre douceur bouture.
Lors la fragrance folle de mes langueurs baiser,
Vous offrira l’alcôve de ce divin donner
Où pourra s’abriter votre douceur orfèvre,
Tandis que mendieront nos frémissantes lèvres.
Le masque de pudeur un instant déposé,
Le partage de ferveur en portées psalmodié,
Les mots de l’avenir timidement posés,
Je fêterai vos jours un à un honorés.
Ne me rendez, Marquise, l’esclave de ce temps
Qui me verrait pleurer votre gracieux printemps.
Et osons à l’aurore lever le voile du vivre,
Qui fait gouter l’extase des partitions de l’ivre.
Madame, ayez mercy. Ou prenez là ma vie.
Le dixième de novembre 2009 ev



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