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Mes mots à moi...

Le rêve n'existe pas,
I
l n'est qu'un pas vers la réalité.
La réalité n'existe pas,
Elle n'est qu'un pas vers demain.
Et demain ne vaut que par aujourd'hui.

Carpe diem.

 

  Rêver, c'est... devenir conscient de son inconscient,
vivre avec lui quelque instant puis l'oublier inconsciemment.


Cadeau du coeur que du bonheur


Ben c'est Mon TAB qui m'la donné,
Ce petit nuage d'amitié,
Faut vous servir si çà va pas,
Nous Tous, on n'est là que pour çà.

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Samedi 22 novembre 2008

 

 

Je me le rappelle bien. L’homme se mourrait dans son lit près de la fenêtre dans cet hôpital aux accents de Roch.

Près de lui et près de la porte de la chambre, était allongé un autre patient, impatient.

Chaque matin, ce dernier demandait à l’homme chanceux près de la fenêtre ce qu’il se passait dehors. Lui, il pouvait voir. Et chaque matin, doucement, en souffletant, le vieil homme lui racontait le dehors.

Je vois ce matin, les lapins qui  courent dans le jardin. Je vois la rosée faire ployer les jeunes herbes fraîches. Je vois le pommier sourire de voir tant de fruits l’habiller et ployer sous le poids des taches d’amour.

 

Et ce jour, dis-moi, Toi chanceux, que vois-tu ?

 

Et le vieil homme de dire : je vois la lune qui salue le soleil, je vois un couple qui s’approche, qui s’accroche, je vois Eros qui décoche ses flèches d’amour. Je vois leur corps, j’entends leur encore, je sais leur pores se toucher, se marier, se multiplier. Je les vois s’aimer.

 

Et ce jour, dis-moi, Toi heureux, que vois-tu ?

 

Je vois le vent jouer avec l’espoir, je vois descendre le soir, je vois la fée écrire sur le grimoire, je vois encore du soleil la moire  mordorer les herbes folles des champs où s’ébattent mille oiseaux dans des flaques d’eau.

 

Et ce jour, dis-moi, Toi,  fortuné, que vois-tu ?

 

Mais, ce matin là le vieil homme ne répondit pas. L’homme près de la porte appela  l’infirmière, qui ne put que constater que le vieil homme s’était éteint. Vite, un échange de lit eut lieu. Et l’homme de la porte s’installa à la fenêtre. Prestement, il se souleva pour voir.

 

Dehors, un  grand mur gris et des herbes en haillons dans un jardin délaissé apparurent à ses yeux.

Notre malade vociféra. Mais quel était donc ce vieux fou qui inventait de si belles images pour le tromper.

 

La jeune femme lui répondit avec douceur que le vieil homme mort le matin était aveugle.

 

Ami(e), Toi qui m’a lu, puisses tu ne jamais oublier de donner l’amour à ton voisin même si tu ne le connais pas.

Puisses-tu ne jamais offrir au monde que la meilleure image que tu en voudrais, afin que celui qui ne sait pas, parte du bon pied et n’allonge point le pas en la peur.

 

Ami(e), donne ce que tu as de meilleur même si tu ne fais que l’inventer. Le rêve le transformera peut-être en réalité.

 

Ami, demain oublie le vieux fou que j’étais. Mais vis dans l’amour et la joie de donner au moins ce qui est bon et que tu n‘a pas.  Si Toi, tu ne le peux, le ciel le multipliera.

 

Je vous aime. Que votre jour soit doux. Au revoir.

 

 

D'où vient cette histoire complètement réécrite ? Je ne pourrais le dire.

Certainement un souvenir de lecture que j'ai gardé au fond de moi,

mais comme cet endroit est le coeur, j'ai voulu vous l'offrir.

 

Par liedich - Publié dans : L'espoir de liedich - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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