MAGIC BLUE par Bruno
Cantais

liedich
"P'tit bout d'amour,
Sirop
d'ma rue,
Mon coeur est gourd
Quand
j'te vis plus..."
Le rêve n'existe pas,
Il n'est qu'un pas vers la
réalité.
La réalité n'existe
pas,
Elle n'est qu'un pas vers
demain.
Et demain ne vaut que par aujourd'hui.
Carpe diem.
Rêver, c'est... devenir conscient de son inconscient,
vivre avec lui quelque instant puis l'oublier inconsciemment.
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A M’sieur FERRAT,
J’te laissais pour un Communiste,
J’m’en foutais bien car je craquais,
A tes chansons d’impérialiste
Où tu criais SE TAIRE, JAMAIS.
T’avais d’la vie la perception,
Qu’on a quand on est un « Bon» homme,
Putain que j’aimais ta leçon,
C’est con, y’aura pas d’ prochain tome.
J’balance au ciel juste une note,
Celle qui résonne dedans mon moi,
Et je cueille en compatriote
Un dernier p’tit nuage d’émoi.
Tu s’ras là jusqu’à l’ultime gong,
Mon cœur, tu me l’as fait oblong.
Merci, à plus mon Camarade.
Toi, tu es une note dont j’enfante symphonie,
Moi, je suis chef d’orchestre et tu es de mes Mi,
Telle une blanche posée au cœur de ma portée,
Qui s’altère, composant la si belle mélopée
De nos jours que tu crées.
Toi, tu es le soupir dont je suis le point d’orgue,
Et des violons qui pleurent à l’emphase de l’orgue,
Tu emplis nos deux cœurs de musique sacrée,
Qui s’exhale de la nef en une fusion beauté,
Comme de fraiches fleurs des près.
Toi et moi, nous courrons sur la portée d’amour,
Et nous nous élevons de la fosse, en arpèges,
Qui s’accrochent aux parois de nos cœurs enfiévrés.
Toi, tu es mon soliste en concerto d’atour,
Et ton archet distille les parfums d’un solfège,
Créant l’écho sans fin de nos êtres liés.
Aurore boréale Craig Schultz 2000
A Normand,
S’attarder,
Attendre, mais se languir de quoi,
Quand l’espérance est aux abois !
User l‘horizon de sa vie,
Mais au juste, pour quelle envie !
Regarder par delà le ciel,
Et appeler qui ? l’Eternel !
Confier la lourdeur de son être,
Et s’enfoncer dans le salpêtre !
Chercher les parfums du passé,
Pour vivre le goût du trépassé !
Vouloir que sa vie se relève,
Quand plus rien en cœur ne s’élève !
Je me le souviens ce moi-même,
De l’envie de quitter la scène.
Je me souviens du non espoir,
Qui fait que s’allume le noir
Du soir, qui fait le matin choir.
Alors, j’ai mis là le buttoir.
J’ai souri jaune mais tout mon mal,
J’en ai fait aurore boréale.
Pour que demain,
Nos mains…
Liedich le dix huitième de janvier 2009 ev
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